12 janvier 2013

Black hair...what's the fuck


Ce n'est un secret pour personne, de tout temps, de tous siècles les caprices du cuir chevelu crépu ne sont plus à prouver ni à contredire. 

C'est un fait le crépus est dur à peigner, dur à tresser, dur à soigner mais au fond ne serait-il pas plutôt dur à assumer, à aimer.
Aujourd'hui la femme noire c'est çà.
Des rajouts longs imitant le cuir chevelu européen. Dans la rue personne ne se retourne devant ce genre de femme considérée comme normale, elle correspond aux traits imposés par les R'NB girls US Beyonce "the diva" Knowles, Rihanna "The barbadian bitch" Fenty ou encore les perruques de Nicki "black barbie" Minaj.

En se promenant dans la rue, les gens se retourne plutôt sur ses jeunes femmes "nappy" arborant fièrement leur coupe afro sans complexe.  Ils se disent est-elle trop pauvre pour se payer quelques tissages à Château d'eau, ne peut-elle pas les défriser, "olive oil" c'est 5 euros seulement le pot.
Les ventes de soins capillaires afro explosent, les "olive oil", "dark and lovely" sont des demi-dieux pour certaines femmes noires, sortir les cheveux au naturel où sans perruque selon les cas revient à sortir sans vêtements. 
C'est étrange, pourquoi cette jolie jeune femme aux cheveux courts crépus serait t-elle moins belle que celle aux cheveux longs lissés. La société, mes amis, la société, So....

So...comment peut-on expliquer ce phénomène de mondialisation capillaire qui s'immisce dans la diaspora africaine occidentale, comme dans les clips de koffi olomidé à Kinshasa.



A l'ère où l'on prône le patriotisme, le "made in chez moi", afficher ses origines et sa culture comme un étendard, une carapace devient un besoin. Les noirs eux semblent faire machine arrière et préfère semble t-il se rapprocher des canons de beauté occidentaux au risques et péril de leur beauté naturelle. Car c'est vrai dompter l'indomptable nature capillaire ne revient t-il pas à renier l'origine culturelle, défier la tradition et les caractéristiques qui rendent chaque peuple différent et sous-entendu complémentaire.



Ce rejet de traits génétiques peut sembler insultants pour certaines personnes  où juste pratiques et esthétiques, les gens n'y pensent pas et n'envisagent pas cette raison là!
Pourtant....

C'est vrai, porter des rajouts à des avantages certains, moins de temps d'entretien, plus de facilité à coiffer, styliser, bref juste pratique. Moi-même ado boutonneuse et fervente adepte du défrissage "olive oil", suivi d'un tissage Xpression je ne cache pas mon attirance pour les extensions capillaires, il est même possible de s'offrir une wig imitant à la perfection touffe d'Inna Modja...mais en ce qui me concerne ma fibre congolaise, me titille de temps en temps, me rappelle à l'ordre "Hey, coucou Lovelybene, tu es arrivée en France il y à 11 ans  à peine à l'âge de 5ans seulement, mais déjà tu cèdes au tentations du blanc, chérie revient vite au village on t'attends avec des boubous et un rasoir pour ta boule à zéro".

En bref, j'aime là manière dont la femme noire se réinvente au quotidien, j'ai écrit cet article pour remettre tout le monde à égalité. Parce-que je ne supporte pas qu'on puisse critiquer les femmes qui exposent leur beaux cheveux crépus en mode "Oh! on à retrouvé le 6ème Jackson 5", je ne supporte pas qu'on puisse critiquer les jeunes filles qui étoffent leur cheveux avec des rajouts en mode"Oh Beyoncé Coulibaly". Je ne supporte pas qu'on dise du mal d'une femme qui s'affirme dans l'originalité d'un style car après tout la beauté est universelle et se retrouve au sein de chaque être. 
Des bisous sucrés
Euloria aka Lovelybene!







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